DISCOURS D’OUVERTURE - Échanges directs avec la Jeunesse - Gyakie
1/12/25
L'artiste ghanéen, Gyakie, a présenté un discours d'ouverture à l'occasion du dialogue avec la jeunesse qui a eu lieu le lundi, 1 décembre au Grand Théâtre National de Dakar.

« Bonsoir Madame et Monsieur les Commissaires, Monsieur le Ministre et vous, mes frères et sœurs, jeunes Ouest-Africains,
Je me tiens devant vous non seulement en tant qu’artiste, mais en tant que porte-voix de notre génération. Une génération qui refuse d’attendre la permission de rêver grand.
À travers la musique, j’ai été témoin de la puissance de notre jeunesse. Quand mes chansons voyagent d’Accra à Dakar, de Lagos à Abidjan, elles portent bien plus que des mélodies, elles portent nos histoires, notre résilience, et notre foi inébranlable en une Afrique de l’Ouest unie.
Nous représentons 60% de la population de cette région.
Nous ne sommes pas seulement l’avenir. Nous sommes le présent.
Nous sommes les entrepreneurs qui créent des solutions technologiques depuis nos chambres, les créatifs qui redéfinissent les narratifs africains à l’échelle mondiale, les activistes qui exigent la justice climatique, les innovateurs qui résolvent des problèmes locaux avec un impact global.
Le dialogue d’aujourd’hui ne porte pas SEULEMENT sur ce que vous pouvez faire POUR nous, mais sur ce que nous pouvons construire ENSEMBLE. Nous ne venons pas demander la pitié, nous sommes ici pour co-créer les plateformes qui amplifieront notre potentiel. Nous avons besoin de cadres favorables qui nous permettent d’apprendre, d’échouer et de réussir. Nous avons besoin qu’on nous fasse confiance en tant que partenaires égaux.
Et bien que nous apprécions les engagements, ce qui transforme vraiment les vies, ce sont des politiques qui avancent au rythme de la créativité et de la détermination de notre génération. Alors abordons cette conversation avec un respect mutuel, une honnêteté radicale, une vision audacieuse, et un engagement concret.
Transformons le potentiel de notre jeunesse en puissance collective.
Merci. »


